Alors que la guerre d’Algérie prend fin, l’Algérie prend un tournant dans son développement politique et économique. Découvrez la situation de la politique et de l’économie algérienne.
En 1962, avec le départ des Français, la République fut proclamée en Algérie. Avec la montée au pouvoir de Houari Boumedienne (1965) et son élection successive en tant que Président (1976), le pays connut un rapide développement économique.
En 1991, l’écrasante victoire du FIS (Front Islamiste du Salut) qui au premier tour des premières élections législatives multipartites obtint 188 sièges contre les 15 du FLN (l’ex parti au pouvoir), inaugure une phase de grave instabilité accentuée par les démissions inattendues du président Benjaddid et par l’élimination du second tour des élections.
La situation se drégrada rapidement avec un crescendo de luttes entre la police et les militants islamistes et d’attentats contre les civils et les étrangers ; ainsi entre 1992 et 1999, le Pays vécut une véritable guerre civile qui provoqua, selon des estimations officielles, 150.000 morts. Entre alors en scène dans l’histoire de l’Algérie l’actuel Président, Abdelaziz Bouteflika, dans le rôle de celui qui ne s’était jamais compromis pendant la guerre, mais, en même temps, capable d’offrir aux militaires toutes les garanties.
Grâce à une amnistie qu’il offre aux combattants qui acceptaient de déposer les armes, il obtint la diminution de la violence et accrédita son gouvernement comme allié de l’occident dans la guerre contre le fondamentalisme.
Jusqu’à aujourd’hui, dans le Pays, les luttes entre les combattants et la police avec des dizaines et des dizaines de victimes continuent ; à ce problème s’en ajoutent d’autres aussi graves comme le chômage, l’absence de réformes sociales, le contrôle sur l’information et le manque de punitions aux coupables des terribles crimes effectués pendant la guerre civile.
Pendant des milliers d’années l’économie de l’Algérie a été essentiellement agricole ; aujourd’hui encore l’agriculture occupe plus de 20% de la force travail, avec les cultures de céréales, figues, agrumes, primeurs et légumes dont une grande partie est exportée. La datte est un produit précieux des oasis sahariennes et présahariennes.
Le patrimoine zootechnicien est lui aussi considérable. Toutefois le développement de certains secteurs ne suffit pas à faire face à la demande alimentaire croissante et ainsi les importations alimentaires sont passées de 27% à plus de 60%.
Les forêts produisent d’importantes quantités de liège. Une grande impulsion a eu lieu, durant les années soixante et soixante-dix grâce à la découverte de gisements de pétrole qui ont permis au Gouvernement de développer un programme d’industrialisation lequel a transformé l’économie faisant devenir le Pays une des nations les plus riches du continent africain. La production annuelle de pétrole, destinée en grande partie à l’exportation, se situe autour des 35 millions de tonnes, celle de gaz naturel autour des 50 milliards de mètres cubes et place l’Algérie aux premiers rangs de la production mondiale et de l’exportation du produit.
Les gisements de fer, phosphates, zinc, plomb, cuivre, mercure, uranium, tungstène, platine sont de même très riches. L’industrie sidérurgique, métallurgique et mécanique, les ateliers de montage de voitures, la production de ciment et de matériaux de construction ont aussi une grande importance.
Les anciennes industries locales, partiellement modernisées comme celles des tapis prennent elles aussi un nouveau départ. Le commerce du pays est principalement maritime et s’effectue surtout à travers les ports d’Alger (céréales et vin), Oran (fer), Bône ou Annaba (fer et phosphates).
La pêche, surtout de la sardine, du thon et des crustacés est aussi très importante pour l’économie du Pays.
Le contrôle du secteur tertiaire et, en particulier, celui du commerce (soit à l’étranger que celui en gros) a été pris en main par l’Etat. A la suite de la très grave situation politique actuelle, la contrebande est devenue le véritable centre de pouvoir et attire toujours plus de jeunes convaincus de l’inutilité de poursuivre des études qu’ils abandonnent.