Le Pérou sort peu à peu d’une situation fragile et tend vers le redressement économique depuis l’élection de du Président Alan García tourné vers une redistribution des richesses et la lutte contre la pauvreté.
Le régime politique controversé de Fujimori, accusé de nombreuses associations internationales de violations évidentes des droits de l’homme, subit une chute soudaine et brusque à quatre mois de la réélection à la présidence, après que le rival Alejandro Toledo Manrique se soit retiré de la compétition électorale pour protester contre les trucages électoraux du premier tour. Fujimori fut contrait de démissionner suite à l’apparition d’une vidéocassette dans laquelle le conseiller principal du président, Vladimiro Montesinos, était filmé dans l’action d’offrir un pot-de-vin de 15.000 US $ à un député de l’opposition, preuve irréfutable de la corruption à la base du régime en place.
Alejandro Toledo, leader du parti Peru Posible, qui apparaissait comme le président le plus probable de l’après Fujimori devint effectivement le nouveau Président du Pays en 2001. Pour la première fois un indien monte à la charge la plus haute de l’Etat. En mai 2005, le gouvernement péruvien a lancé un nouveau programme d’aide pour essayer de réduire la pauvreté qui accable de vastes couches de la population, mais une reprise économique reste difficile aussi parce que la corruption et l’insuffisance d’infrastructures découragent d’éventuels investisseurs.
On trouve ainsi un fort niveau de la population sans emploi (plus de 50% de la population active) malgré les mesures prises par les gouvernements successifs.
Alan GARCÍA, du parti APRA (Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine) élu en juin 2006, est l’actuel Président du Pérou. Son combat contre la pauvreté s’associe à une politique d’encouragement aux investissements et de restriction budgétaire.
L’agriculture représente la plus grande ressource économique du Pérou. L’on cultive principalement de la canne à sucre, du maïs, des pommes de terre, du coton, de l’orge, du riz, des agrumes. La récolte produite le long des zones côtières est le plus souvent destinée à l’exportation, tandis que dans les hauts plateaux de l’intérieur du pays on pratique essentiellement une agriculture de subsistance.
Le Pérou est à la seconde place comme producteur de coca, si bien que les gains clandestins dérivant de la vente de la coca atteignent quasiment la valeur des exportations légales.
L’élevage de bovins, d’ovins et de caprins est important : des chèvres, des lamas et des alpagas fournissent non seulement de la laine, mais du cuir et des peaux.
La pèche est développée. Toutes ces activités sont généralement développées par la couche la plus pauvre de la population tandis que le réel pouvoir économique est concentré dans les mains d’une élite d’origine européenne.
Le secteur minier (cuivre, argent, plomb, fer) est l’un des piliers de l’économie péruvienne ; la production de pétrole et de gaz naturel est en augmentation.
Les industries (métallurgiques, textiles, alimentaires, chimiques, pétrochimiques) sont concentrées autour de la capitale.
Enfin le tourisme occupe lui-aussi une place prépondérante dans le développement économique du pays notamment depuis le retour d’un régime politique stable.