Le parcours historique du Japon est marque par treize différentes périodes phares. La dernière, commencée en 1989 n’est pas encore achevée. Retour dans le passé nippon pour une meilleure compréhension du pays et de ses habitants.
Les grandes étapes qui ponctuent l’histoire nippone :
Du système de vie nomade propre des premières populations qui entrèrent au Japon par la Sibérie à travers l’île de Sakhalin, l’on passe, en particulier à partir de 3000 avant J.C., aux premières formes de société stable et organisée : la communauté de Jomon (qui signifie littéralement “décoration en corde”) est la plus ancienne civilisation connue de l’archipel.
Cette phase prend le nom du quartier de Tokyo dans lequel furent retrouvés les premiers vases de cette civilisation. La période correspondante marque un développement des contacts avec les populations de la Corée, qui conduit à l’introduction de la culture du riz et au travail du bronze et du fer dans l’île de Kyushu, et aux premiers déplacements des populations autochtones verse l’Honshu et Shikoku.
En 538 arrive le bouddhisme depuis la Corée, auquel s’oppose vivement les populations qui se trouvent dans la plaine de Yamato, siège du gouvernement duquel se développera la lignée impériale du Sole Yamato. Vers la fin du VIème siècle, comme démontré par l’édification du temple Horyu-ji dans la zone où naîtra Nara, la faction bouddhiste prend le dessus.
La florissante civilisation de Heijo-kyo (capitale de la paix) s’épanouit, successivement connue comme Nara, capitale jusqu’en 794 et berceau de la nouvelle religion.
En 794, l’empereur Kanmu de la puissante famille Fujiwara fixe sa résidence à Kyoto (alors connu comme Heian-kyo), qui devait rester la capitale du Japon pendant plus de dix siècles, jusqu’en 1868.
Minamoto no Yoritomo maintient la capitale à Kyoto mais il transfère la gestion effective du pouvoir à Kamakura (shogounat de Kamakura) ; le système de gouvernement est caractérisé sur la classe des guerriers (bushi), qui détiennent le pouvoir effectif, tandis que l’empereur et la noblesse ne s’occupent pas de politique.
Les premiers contacts adviennent avec les populations occidentales : espagnols et portugais arrivent au Japon vers la moitié du XVIème siècle.
Durant le gouvernement militaire de la famille Ashikaga des luttes intensives se succèdent, qui conduisent entre 1467 et 1477 à la destruction presque complète de Kyoto.
Des luttes pour l’unification du Japon guidées par Oda Nobunaga jusqu’en 1582, et par Toyotomi Hideyoshi, guerrier d’origines humbles, avec des buts d’expansion vers les territoires coréens. Les premières persécutions commencent contre des missionnaires portugais et des japonais convertis : en 1587, le christianisme est banni officiellement par Hideyoshi.
Nommé shogun en 1603, Ieyasu Tokugawa établit le siège du shogounat à Edo, l’actuelle Tokyo. Les Tokugawa, qui détinrent le pouvoir pendant deux siècles et demi, unifièrent le Japon, en annexant à leur domination Hokkaido et en instaurant un système d’administration centralisée et d’isolement complet du reste du monde : De 1638 à 1853, même pour la crainte de la pénétration du christianisme, le Japon interrompt tout contrat avec les étrangers, en permettant seulement aux navires hollandais et chinois d’accoster au port de Nagasaki.
L’isolement envers le monde externe cesse et débute le processus de modernisation et occidentalisation du Japon. L’artisan est l’empereur Meiji, monté au pouvoir suite à la rébellion des provinces occidentales contre le gouvernement de la famille Tokugawa. La capitale impériale et la capitale administrative sont unifiées à Tokyo.
Peut être la période de l’apogée politique du Japon, qui en 1914 s’allie à la Grande Bretagne durant la Première Guerre Mondiale et manifeste les premières visions d’expansion vers les pays limitrophes et les archipels du Pacifique.
En 1931, le Japon occupe le Mandchourie. En 1937, il entre en guerre contre la Chine. En 1941, il entre dans la Seconde Guerre Mondiale comme allié de l’Allemagne et l’Italie, en occupant Hong Kong, l’Indochine, la Malaisie, l’Indonésie et les Philippines et en attaquant la base américaine de Pearl Harbor dans les Hawaii.
Le 6 août 1945, les Etats Unis lancent la première bombe atomique sur Hiroshima, et trois jours plus tard sur Nagasaki : le 15 août, l’empereur Hiro Hito ordonne au gouvernement de demander la paix, et le Japon a été occupé pendant sept ans par les Forces Alliées.
Avec le traité de San Francisco au Japon, l’on soustrait toutes les colonies, les îles Bonin et Ryukyu qui passent sous le gouvernement des Etats Unis et les Kourils qui restent sous le contrôle de l’ex Union Soviétique.
En 1956, le Japon entre dans l’ONU et en 1972, il s’accorde avec le gouvernement des Etats Unis pour la restitution d’Okinawa, devenue base aérienne américaine.
A cinquante ans de la cessation de l’occupation des Forces Alliées, et du désarmement conséquent (la Constitution prévoit que les Forces Armées ont seulement des fonctions d’auto défense, le Japon renonçant à la guerre comme droit souverain), le Pays du Soleil Levant essaie de récupérer une place importante dans la politique internationale.
A partir de la proclamation de Akihito empereur en 1989, l’on a commencé à voir les premiers changements : en 1992, le Japon a participé avec 2000 soldats à une mission de paix de l’ONU ; en 1997, les USA et le Japon ont signé un accord de coopération militaire pour la résolution de conflits régionaux dans la zone de l’archipel ; enfin, en 2001, il a participé à des opérations internationales contre le terrorisme auprès de la Grande Bretagne et les Etats Unis.