De la fondation du premier Empire chinois à nos jours, découvrons le parcours historique de la Chine, ses périodes de splendeur et de décadence sous les différentes dynasties chinoises pour devenir la Chine que l'on connaît aujourd'hui.
Les sites préhistoriques retrouvés sur les 600 km qui s’étendent le long du Fleuve jaune et de son affluent le Wei He, dans le centre-nord oriental du pays, situent dans cette zone le berceau de la civilisation chinoise.
En l’an 221 av. J.C., date de la fondation du premier Empire chinois, la Chine était divisée en de nombreux états féodaux qui combattaient entre eux des guerres cruelles pour obtenir la suprématie politique et territoriale. Cette époque nommée “des états combattants” ne fut pas seulement caractérisée par des luttes féroces mais aussi par une grande effervescence philosophique et artistique.
L’unification de la Chine remonte à l’empereur Qin Shihuang qui régna de 221 à 206 av. J.-C. à Xi’an, laissant des témoignages grandioses de son oeuvre, de la Grande Muraille obtenue comme l’achèvement aux fortifications érigées par des populations diverses, à l’extraordinaire armée en terre cuite, formée de 7000 soldats hauts de 1,75 à 1,94 mètres et pesant jusqu’à 200 kg.
La structure de l’empire chinois, basée sur les pivots de l’empereur et de la bureaucratie, établies par Qin Shihuang était destinée à rester inchangée jusqu’au début de ce siècle.
Les frontières obtenues pendant les périodes de plus grande expansion ont été dans l’ensemble maintenues même après le passage de la forme de gouvernement monarchique à la forme républicaine.
Pendant sa longue histoire l’empire chinois a connu des époques de grande splendeur et de décadence, époques d’unités nationales et époques plus sombres caractérisées par des luttes et des divisions.
Les périodes successives sous la dynastie Han Occidentale (Xi’an, 206 av.J.C-23 ap. J.-C.) et la Han Orientale (Luoyang, 25-220 ap. J.-C.) donnèrent une forte impulsion au développement de la région et de la Chine toute entière, grâce aussi à l’ouverture en l’an 114 av. J.-C. de la Route de la Soie.
Suivirent environ 3 siècles et demi de relative désagrégation nationale, pendant lesquels les quatre villes avec Datong au nord, Hanyang au sud et Nanjing au sud-est, se disputèrent la suprématie du territoire tout entier.
La réunification eut lieu sous la dynastie Sui (Xi’an, 581-618) mais ce fut surtout sous la dynastie successive Tang (Xi’an, 618-907) que se produisit un autre développement extraordinaire. Fut réouverte la Route de la Soie et Xi’an devint la ville la plus importante du monde, avec un million d’habitants à l’intérieur d’une muraille de 12 mètres de haut et qui s’étend sur plus de 13 km de long et un autre million amassé en dehors de ces murailles.
La dernière période de grande splendeur de la région eut lieu sous la dynastie Song qui établit sa capitale d’abord à Kaifeng (970-1126) et ensuite à Hangzou (1126-1279), 1000 km au sud-est, sur la mer.
En 1279 la capitale est déplacée à Pékin par Qubilai Kan, neveu du conquérant mongol Gengis Kan, et ce fut à sa cour qu’arriva Marco Polo. La dynastie mongole Yuan règnera jusqu’en 1368, suivie par la dynastie Ming (1368-1644) et enfin par la dynastie Qing (1644-1911) des conquérants mandchous, jusqu’au dernier empereur Puyi.
C’est à partir de 1842, date de la fin de la guerre de l’Opium (1839-1842) et de l’ouverture de la Chine au commerce occidental que commence la transformation et la désintégration de l’ancien monde chinois.
Une grande partie de la Chine que nous voyons aujourd’hui est le résultat de ces dernières 90 années, années où l’avènement du parti communiste et où les personnalités de deux grands leaders comme Mao Zedong et Deng Xiaoping ont dominé la pensée et le comportement de millions de personnes.
Les transformations qu’ils ont réalisées ont bouleversé complètement l’organisation politique et sociale de la nation, touchant et révolutionnant tous les aspects de la vie quotidienne du citoyen chinois, et l’ont fait devenir ce qu’il est aujourd’hui.
Au cours d’un voyage en Chine, on perçoit en effet davantage l’influence du communisme que celle de l’héritage historique millénaire qui a caractérisé ce grand Pays.
La Constitution chinoise du 4 décembre 1982, la quatrième dans l’histoire de la République Populaire Chinoise, a sanctionné la suprématie du parti communiste chinois sur la société et sur l’état.
La Constitution a en outre confirmé que la Chine Populaire est un Etat Socialiste de dictature du prolétariat et a affirmé qu’elle est un état unitaire plurinational.
En 1993 a été inscrit le principe de l”’économie socialiste de marché” et en 1999 a été reconnu le rôle du secteur privé dans l’économie et le droit à la propriété privée.