Plongée dans une crise économique, Cuba s'est peu à peu libéralisée en encourageant notamment le secteur touristique. Découvrons les bases de la politique et de l'économie cubaine.
Fidel Castro, après les dernières élections parlementaires de 1998, a été réélu Chef du Gouvernement (président du Conseil des Ministres) et Chef de l’Etat (président du Conseil d’Etat) ; par conséquent de par la loi, il est aussi le commandant suprême des FAR (Forces Armées Cubaines) et, par volonté du congrès, secrétaire général du PCC (Parti Communiste Cubain). Son frère Raul est son vice dans les quatre charges.
Fidel a toutefois relâché la prise sur le gouvernement : tandis que les grandes décisions sont encore les siennes, les affaires d’administration ordinaire passent toujours plus souvent par les mains de ses ministres et, même s’il ne voit pas d’un bon oeil que ceux-ci aient ouvert les portes aux investissements étrangers et au libre marché des paysans, il se rend compte désormais que trente ans de blocus économique ont mis à genoux l’économie cubaine.
Après la désagrégation de l’URSS qui fournissait du pétrole et une assistance technique et militaire (en plus de constituer un canal préférentiel pour la vente de sucre duquel il était le premier exportateur mondial) et l’écroulement conséquent du Comecon (le marché commun des pays socialistes), Cuba a dû s’insérer dans la logique du marché mondial en payant en devise, c’est-à-dire en dollars.
Ceci a provoqué des conséquences tristement imaginables de l’import export tout entier, aggravées par l’embargo américain.
Le Gouvernement a réagi en tentant de nouvelles stratégies, en ouvrant le marché aux industries et aux compagnies financières étrangères même si le prix élevé du pétrole, les difficultés d’exportation de sucre et du nickel, les dommages importants provoqués par les ouragans n’ont pas facilité la reprise économique.
Des signaux de reprise furent constatés en 2003-2004, même si le gouvernement continue à exercer un contrôle politique solide sur l’économie.
En plus de la production du sucre, le Pays se distingue pour la production de tabac, de café, de rhum et de liqueurs et l’exportation d’agrumes et de fruits tropicaux.
Dans les campagnes, on trouve des élevages modernes de bestiaux tandis que du point de vue industriel Cuba se distingue pour l’extraction de nickel, de fer, de manganèse, de cuivre.
Le tourisme et tout ce que cela implique pour le pays représente le secteur porteur de l’économie cubaine depuis quelques années, Cuba étant une destination de plus en plus prisée pour le touriste européen notamment.
Le tourisme constitue en effet le principal apport de devises étrangères dans le pays. Jusqu’à il y a quelques années seulement, le gouvernement cubain était propriétaire de toutes les structures d’accueil touristique.
Aujourd’hui, grâce à l’ouverture aux capitaux étrangers, de nombreux villages touristiques ont vu le jour.