Le Japon, un pays en pleine expansion, une destination très prisée par les européens. Découvrez les bases de la constitution japonaise et les grandes lignes de son économie.
Sur la base de la constitution promulguée le 3 novembre 1946, le Japon est une monarchie constitutionnelle dans laquelle l’Empereur, ayant renoncé au statut divin, recouvre des fonctions substantiellement représentatives.
L’organe suprême de l’Etat est la Diète ou Kokkai, titulaire du pouvoir législatif, composée de deux Chambres élues au suffrage universel direct : la Chambre des Conseillers ou Sangi-in, composée de 252 membres élus pour 6 ans et renouvelables par moitié tous les 3 ans, et la Chambre des Députés ou Shugi-in, composée de 480 membres élus pour 4 ans.
La Diète exerce aussi le contrôle politique sur le Gouvernement, présidé par un Premier Ministre de nomination formelle de l’Empereur.
La situation économique du Japon ressent encore fortement les effets de la récession de 1992 qui frappa de manière très lourde un système politico-économique qui depuis l’après guerre avait compté sur une croissance constante et sur l’énorme développement de la production industrielle (à partir de 1952, grâce surtout à la guerre de Corée) et des exportations de technologie avancée, en portant à la crise politique qui a débouché dans la chute du Parti Libéral Démocratique au gouvernement depuis 38 ans..
La concurrence avec les Pays limitrophes, en particulier avec la production à bas coût effectuée par la Chine, comporte une déflation constante et une diminution des exportations qui semblent s’être arrêtée seulement en 2002, grâce toutefois en grande partie à la faiblesse du yen.
La pauvreté des ressources primaires (à l’exclusion de la pêche) et des ressources minières complète le tableau économique pas certainement positif d’un Pays qui présente un taux de chômage (5,5%) jamais si élevé depuis les premières années de l’après guerre et une préoccupante expansion de la dette publique (140% du PIB).